Contrôle n°1 — Démarches des SES et socialisation
Chapitres : Démarches des SES · Socialisation
Barème
- Exercice 1 — Lecture d’un tableau statistique · 5 pts
- Exercice 2 — Distinguer corrélation et causalité · 5 pts
- Exercice 3 — Socialisation et différenciation selon le genre · 5 pts
- Exercice 4 — Argumentation : socialisation et trajectoires individuelles · 5 pts
Lecture d’un tableau statistique
· 5 ptsLe tableau ci-dessous présente le temps hebdomadaire moyen (en heures) consacré aux tâches domestiques par les hommes et les femmes en France en 2019, selon la situation familiale. | Situation familiale | Hommes | Femmes | |---------------------|--------|--------| | Célibataire sans enfant | 12,5 | 16,2 | | En couple sans enfant | 14,0 | 20,5 | | En couple avec enfant(s) | 16,8 | 28,3 | | Famille monoparentale | 15,1 | 24,7 | Source : Insee, enquête Emploi du temps 2019. 1. (1 pt) Quelle est la population étudiée ? Quelle est la variable principale ? 2. (1 pt) Calculez l’écart entre le temps des femmes et celui des hommes pour les couples avec enfant(s). 3. (1,5 pt) Que peut-on dire de l’influence de la situation familiale sur le temps consacré aux tâches domestiques ? Justifiez avec des données. 4. (1,5 pt) Ce tableau permet-il d’affirmer que le fait d’avoir des enfants augmente le temps de tâches domestiques des femmes ? Expliquez.
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1. Population étudiée : les hommes et les femmes en France en 2019. Variable principale : le temps hebdomadaire moyen consacré aux tâches domestiques (en heures). 2. Pour les couples avec enfant(s) : femmes 28,3 h, hommes 16,8 h. Écart = 28,3 - 16,8 = 11,5 heures. 3. La situation familiale influence le temps consacré aux tâches domestiques. Par exemple, les femmes en couple avec enfant(s) consacrent 28,3 h, contre 16,2 h pour les célibataires sans enfant. Les hommes voient aussi leur temps augmenter (16,8 h contre 12,5 h), mais dans une moindre mesure. On observe donc que la présence d’enfants et la vie en couple augmentent le temps domestique, surtout pour les femmes. 4. Le tableau montre une corrélation : les femmes avec enfant(s) consacrent plus de temps aux tâches domestiques que celles sans enfant. Cependant, cela ne prouve pas un lien de causalité. D’autres facteurs peuvent jouer, comme le fait d’être en couple (les femmes en couple sans enfant consacrent déjà 20,5 h, soit plus que les célibataires sans enfant). On ne peut donc pas affirmer que les enfants sont la seule cause.
Distinguer corrélation et causalité
· 5 ptsOn observe que les élèves qui passent plus de temps à étudier ont en moyenne de meilleures notes. Un journaliste écrit : « Plus on étudie, meilleures sont les notes. » 1. (1 pt) Quelle est la variable expliquée ? Quelle est la variable explicative ? 2. (1 pt) S’agit-il d’une corrélation ou d’une causalité ? Justifiez. 3. (1,5 pt) Proposez une autre variable qui pourrait expliquer à la fois le temps d’étude et les notes. 4. (1,5 pt) Expliquez pourquoi on ne peut pas conclure que le temps d’étude est la cause unique des bonnes notes.
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1. Variable expliquée : les notes. Variable explicative : le temps passé à étudier. 2. Il s’agit d’une corrélation : on observe une relation statistique entre les deux variables (quand l’une augmente, l’autre augmente aussi). Mais on ne peut pas affirmer que le temps d’étude cause directement les bonnes notes. 3. Une autre variable possible : la motivation. Les élèves motivés étudient plus et travaillent mieux, ce qui améliore leurs notes. La motivation influence donc à la fois le temps d’étude et les notes. 4. On ne peut pas conclure à une causalité unique car d’autres facteurs peuvent intervenir : la qualité du travail, les capacités intellectuelles, l’aide des parents, etc. De plus, la relation pourrait être inverse : de bonnes notes incitent à étudier davantage. Il faut donc rester prudent.
Socialisation et différenciation selon le genre
· 5 ptsDans une classe de Seconde, on demande aux élèves de citer leurs activités extrascolaires. Les garçons citent souvent le football, les jeux vidéo, le bricolage. Les filles citent la danse, la lecture, l’aide aux devoirs des frères et sœurs. 1. (1 pt) Définissez la socialisation différenciée selon le genre. 2. (1 pt) Citez deux instances de socialisation qui peuvent expliquer ces différences. 3. (1,5 pt) Expliquez comment ces instances transmettent des normes et valeurs différentes aux garçons et aux filles. 4. (1,5 pt) Montrez que ces différences peuvent avoir un impact sur les trajectoires individuelles.
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1. La socialisation différenciée selon le genre est le processus par lequel les garçons et les filles apprennent des comportements, des goûts et des rôles différents en fonction de leur sexe, sous l’influence de la société. 2. Deux instances : la famille et l’école (ou les groupes de pairs). 3. La famille peut offrir des jouets différents (poupées pour filles, voitures pour garçons) et encourager des activités distinctes (danse pour filles, sport collectif pour garçons). L’école peut orienter les élèves vers des filières différentes (littéraire pour filles, scientifique pour garçons) et les enseignants peuvent avoir des attentes différentes. Les groupes de pairs renforcent ces stéréotypes par la pression sociale. 4. Ces différences peuvent influencer les choix d’orientation : les filles sont moins nombreuses dans les filières techniques ou scientifiques, ce qui peut limiter leurs possibilités professionnelles. Les garçons peuvent être moins encouragés à s’investir dans les tâches domestiques, ce qui reproduit des inégalités. Ainsi, la socialisation différenciée contribue à la reproduction des rôles sociaux.
Argumentation : socialisation et trajectoires individuelles
· 5 ptsRédigez un paragraphe argumenté (10 à 15 lignes) pour répondre à la question suivante : « Dans quelle mesure la socialisation influence-t-elle les trajectoires individuelles ? » Vous devez : - définir la socialisation et les trajectoires individuelles ; - montrer que la socialisation primaire et secondaire jouent un rôle ; - nuancer en évoquant la possibilité de changements (socialisation secondaire, autonomie).
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La socialisation est le processus par lequel un individu apprend et intériorise les normes, valeurs et rôles de la société dans laquelle il vit. Les trajectoires individuelles désignent le parcours de vie d’une personne (scolaire, professionnel, familial). La socialisation influence fortement ces trajectoires. D’abord, la socialisation primaire (famille, école) transmet des goûts, des compétences et des aspirations qui orientent les choix futurs. Par exemple, un enfant élevé dans une famille d’artistes aura plus de chances de s’orienter vers des études artistiques. Ensuite, la socialisation secondaire (groupes de pairs, médias) peut renforcer ou modifier ces orientations. Cependant, l’influence n’est pas absolue : les individus peuvent faire preuve d’autonomie, remettre en question les normes reçues ou être exposés à des socialisations contradictoires. Ainsi, la socialisation est un facteur majeur mais non déterminant des trajectoires individuelles.
Erreurs fréquentes
- Confondre corrélation et causalité dans l'exercice 2. Beaucoup d'élèves pensent que deux variables qui varient ensemble sont forcément liées par une cause. Il faut toujours chercher d'autres facteurs possibles.
- Oublier de justifier avec des données dans l'exercice 1. Quand on analyse un tableau, il faut citer des chiffres précis pour appuyer son raisonnement, sinon la réponse est trop vague.
- Confondre socialisation primaire et secondaire dans l'exercice 4. La socialisation primaire a lieu dans l'enfance (famille, école), la secondaire à l'âge adulte (travail, médias). Il faut bien les distinguer.
Conseils
- Lis bien les consignes : chaque question précise le nombre de points et ce qui est attendu.
- Pour l'argumentation, fais un plan rapide : définition, arguments, nuance.
- Relis-toi pour vérifier que tu as bien justifié chaque réponse avec des exemples ou des données.
